Noms des molécules

Qu’est-ce que le vosoritide ?

Le vosoritide est une version de synthèse du peptide natriurétique de type C (CNP), un signal qui maintient les cartilages de croissance actifs. Vendu par BioMarin sous le nom de Voxzogo, il a été le premier médicament approuvé pour traiter la cause sous-jacente de l’achondroplasie, première cause de petite taille disproportionnée. Administré en injection quotidienne à des enfants dont les cartilages de croissance sont encore ouverts, il ajoute environ 1,5 à 2 cm de croissance par an. On confirme encore si cela se traduit par des adultes plus grands et moins de complications.

Suivi médical indispensable :Peptide Tracker sert au suivi personnel, aux rappels, à la gestion des stocks et à l'information. Ce n'est ni un avis médical, ni une instruction de dosage, ni une aide à la prescription, ni un diagnostic, et il ne remplace pas un professionnel de santé qualifié.

Points clés

  • Le vosoritide (Voxzogo, BioMarin) est une version modifiée du peptide natriurétique de type C (CNP), un signal du cartilage de croissance qui contrebalance le gène FGFR3 hyperactif à l'origine de l'achondroplasie.
  • Dans l'essai de phase 3 chez 121 enfants de 5 à 14 ans, il a augmenté la croissance de 1,57 cm par an de plus que le placebo. Dans l'extension, les enfants traités mesuraient 5,75 cm de plus après 3 ans que des enfants non traités d'une étude d'histoire naturelle.
  • L'approbation américaine est accélérée, fondée sur la vitesse de croissance. Elle couvre les enfants de tout âge dont les cartilages de croissance sont ouverts ; la taille adulte finale et la réduction des complications médicales ne sont pas encore prouvées. La décision de la FDA sur l'approbation complète est attendue d'ici le 28 février 2027.
  • La dose indiquée est une injection une fois par jour selon le poids, prise après un repas et avec 8 à 10 oz de liquide, car elle peut faire baisser brièvement la tension artérielle.
  • BioMarin a déposé une demande dans l'hypochondroplasie après un essai de phase 3 positif, et des essais de phase 2 testent la petite taille idiopathique, le syndrome de Noonan et le syndrome de Turner. Des glissements du cartilage de croissance de la hanche ont été signalés chez certains participants atteints du syndrome de Turner ou porteurs de variants d'ACAN.

Le vosoritide n’est pas un médicament GLP-1 et n’a rien à voir avec la perte de poids. Il a sa place sur un site consacré aux peptides parce qu’il montre comment un fragment d’hormone naturelle peut être remanié pour durer assez longtemps pour être utile, et parce qu’il est désormais testé dans plusieurs autres troubles de la croissance. Cette page résume la notice, les essais et l’actualité réglementaire à novembre 2026. Elle est à visée éducative et ne constitue pas un avis médical. Pour comprendre comment sont construits les médicaments peptidiques, voir qu’est-ce qu’un peptide.

Le vosoritide en un coup d’œil À savoir
Nom commercial Voxzogo (BioMarin) ; code de développement BMN 111
Classe Analogue du peptide natriurétique de type C ; agoniste de NPR-B
Statut aux États-Unis Approuvé le 19 novembre 2021 (à partir de 5 ans) ; étendu à tous les âges en octobre 2023 ; approbation accélérée
Statut dans l’UE Autorisé le 26 août 2021 ; désormais dès 4 mois en cas d’achondroplasie confirmée génétiquement
Voie et dose indiquée Injection sous la peau une fois par jour, dose fixée selon le poids
Demi-vie Environ 21 à 28 minutes (notice américaine)
Principal avertissement Brève baisse de la tension artérielle ; à prendre après un repas et du liquide
Arrêt quand Les cartilages de croissance se ferment
Principale lacune de preuves Taille adulte finale et effets sur les complications médicales

L’achondroplasie est causée par une modification à gain de fonction du gène FGFR3. FGFR3 est un récepteur qui agit comme un frein sur le cartilage de croissance, le cartilage aux extrémités des os longs où les enfants grandissent. Dans l’achondroplasie, ce frein est bloqué, ce qui ralentit la croissance et donne des bras et des jambes disproportionnément courts. Comme le décrivent Högler et Ward, elle cause aussi de graves problèmes médicaux, comme des rétrécissements à la base du crâne et dans la colonne vertébrale, et un rétrécissement des voies respiratoires.

Le CNP est le contrepoids de l’organisme. Il se lie au récepteur B du peptide natriurétique (NPR-B) sur les cellules du cartilage de croissance et augmente le GMPc, ce qui bloque la voie de signalisation qu’utilise FGFR3 (Ago et al., 2026). Selon la notice de Voxzogo, le vosoritide se lie à NPR-B et inhibe la branche ERK1/2 de la voie MAPK au niveau de RAF-1, ce qui permet aux cellules du cartilage de se multiplier et de mûrir de nouveau.

CNP naturel Vosoritide
Longueur CNP-53, la forme citée par la notice 39 acides aminés : les 37 derniers du CNP-53 plus Pro-Gly au début
Dégradation par l’endopeptidase neutre Sensible Résistant, grâce au Pro-Gly ajouté
Produit par L’organisme E. coli recombinant
Clairance Rapide (Ago et al.) Demi-vie d’environ 21 à 28 minutes

Même avec cette résistance, le vosoritide est éliminé vite : il atteint son pic environ 15 minutes après une injection et a une demi-vie de moins d’une demi-heure. Une injection quotidienne donne au cartilage de croissance une impulsion quotidienne de signalisation du CNP.

Détermination de la dose en phase 2

L’étude de phase 2 de Savarirayan et ses collègues a administré à 35 enfants de 5 à 14 ans des doses quotidiennes de 2,5 à 30 mcg/kg. La dose de 15 mcg/kg est celle retenue pour l’essai de phase 3.

L’essai de phase 3

L’essai pivot de phase 3 a randomisé 121 enfants de 5 ans à moins de 18 ans dans 24 hôpitaux de sept pays entre vosoritide 15 mcg/kg et placebo pendant 52 semaines. Tous avaient d’abord passé au moins 6 mois dans une étude de croissance de référence, de sorte que leur propre vitesse de croissance avant traitement était connue.

Critère à 52 semaines Vosoritide (n = 60) Placebo (n = 61)
Variation de la vitesse de croissance annualisée +1,40 cm par an −0,17 cm par an
Différence 1,57 cm par an (IC à 95 % : 1,22–1,93) —
Différence du score Z de taille 0,28 en faveur du vosoritide —
Rapport segment corporel supérieur/inférieur Pas de différence significative —
Tout événement indésirable 98 % 98 %

Résultats issus de la notice et de l’article de l’essai. Un score Z de taille compare un enfant à ses pairs de taille moyenne du même âge et du même sexe. Les auteurs ont écrit : « on ne sait pas si la taille adulte finale sera augmentée, ni quels peuvent être les effets nocifs d’un traitement à long terme ».

Suivi plus long

Dans l’extension de phase 3 en cours, 119 enfants sous vosoritide quotidien ont été comparés à des enfants non traités d’une étude d’histoire naturelle appelée CLARITY. Avant la puberté, les enfants traités grandissaient à peu près au rythme d’enfants de taille moyenne. Sur 3 ans, ils ont gagné 5,75 cm (IC à 95 % : 4,93–6,57) de plus que leurs pairs non traités, et les proportions corporelles se sont améliorées chez les plus jeunes. Une revue de 2025 mentionne des données d’extension jusqu’à sept ans, des études en vie réelle en France, en Allemagne et au Japon avec des gains de croissance similaires, et de premiers rapports de moindre incurvation des jambes et de cambrure lombaire. Les comparaisons avec des témoins externes sont des preuves plus faibles qu’un essai randomisé.

Nourrissons et jeunes enfants

Un essai randomisé de phase 2 chez 75 enfants de 3 à 59 mois a utilisé 30 mcg/kg chez les moins de 2 ans et 15 mcg/kg chez les 2 à 5 ans. Le score Z de taille s’est amélioré de 0,25 de plus que sous placebo, avec un intervalle de confiance qui franchissait à peine zéro (−0,02 à 0,53). Les réactions au site d’injection étaient très fréquentes. Un nourrisson du groupe vosoritide est mort de mort subite du nourrisson, enregistrée parmi les événements indésirables graves. La FDA a utilisé cet essai pour étendre la notice à tous les âges en octobre 2023 (Drugs@FDA).

Date Événement
26 août 2021 Autorisation dans l’UE, après l’avis du CHMP de juin 2021 ; médicament orphelin
19 novembre 2021 Approbation de la FDA pour les enfants de 5 ans et plus dont les cartilages de croissance sont ouverts
20 octobre 2023 La FDA étend à tous les âges
13 juillet 2026 La FDA accepte la demande de conversion en approbation complète ; décision attendue le 28 février 2027

Sources : Drugs@FDA, EMA, BioMarin, juillet 2026.

La notice américaine précise que l’indication « est approuvée dans le cadre d’une approbation accélérée sur la base d’une amélioration de la vitesse de croissance annualisée ». Cela signifie que la FDA a accepté la vitesse de croissance comme critère de substitution et exigé des preuves confirmatoires de bénéfice clinique. La demande d’approbation complète de BioMarin de juillet 2026 s’appuie sur des données à long terme de trois études en cours, dont des résultats sur la croissance, la proportionnalité et la taille adulte. BioMarin indique que Voxzogo est aussi approuvé au Japon et en Australie pour tous les âges et que plus de 5 000 enfants dans plus de 50 pays ont été traités.

La notice fixe la dose selon le poids réel, une fois par jour par injection sous la peau. Quelques tranches de poids :

Poids corporel Dose quotidienne Concentration du flacon
3 kg 0,096 mg 0,4 mg
8–11 kg 0,24 mg 0,4 mg
22–32 kg 0,4 mg 0,56 mg
44–59 kg 0,6 mg 1,2 mg
90 kg ou plus 0,8 mg 1,2 mg

Autres points de la notice :

  • Avant chaque dose, l’enfant doit avoir mangé suffisamment et bu environ 240 à 300 mL (8 à 10 oz) de liquide dans l’heure.
  • Horaire. À peu près à la même heure chaque jour, en alternant les sites et sans utiliser le même site deux jours de suite.
  • Dose oubliée. À administrer dans les 12 heures ; passé ce délai, la sauter.
  • Surveillance. Poids, croissance et développement tous les 3 à 6 mois, la dose étant ajustée au poids actuel.
  • Arrêt. Définitif, une fois les cartilages de croissance fermés.
  • Reins. Non recommandé en cas de DFGe inférieur à 60.

Les flacons contiennent une poudre qu’une personne aidante mélange avec l’eau stérile fournie avant l’injection.

D’après l’essai de phase 3 de 52 semaines dans la notice :

Effet indésirable Vosoritide (n = 60) Placebo (n = 61)
Rougeur au site d’injection 75 % 69 %
Gonflement au site d’injection 62 % 36 %
Vomissements 27 % 20 %
Urticaire au site d’injection 25 % 10 %
Douleurs articulaires 15 % 7 %
Baisse de la tension artérielle 13 % 5 %
Gastro-entérite 13 % 8 %
Diarrhée 10 % 3 %
Vertiges 10 % 3 %
Fatigue 8 % 3 %

L’élévation des phosphatases alcalines, une enzyme de l’os actif, est survenue chez 17 % contre 7 %. Chez les enfants de moins de 5 ans, des réactions au site d’injection ont touché 86 % et une éruption cutanée 28 %. Une pilosité excessive a été signalée depuis l’approbation. Des anticorps anti-vosoritide sont apparus chez environ un tiers des enfants, aucun neutralisant, sans effet clair sur la sécurité ou la croissance.

Hypotension

Dans l’essai de phase 3, des baisses de tension artérielle sont survenues chez 13 % sous vosoritide et 5 % sous placebo. Elles ont commencé en médiane 31 minutes après l’injection et duré en médiane 31 minutes. Deux enfants ont eu des symptômes comme des vomissements ou des vertiges. Les essais excluaient les enfants atteints d’une maladie cardiaque ou vasculaire importante et ceux prenant des médicaments contre l’hypertension, il y a donc peu de données dans ces groupes.

Glissement du cartilage de croissance de la hanche dans d’autres maladies

Une série de cas de 2026 de Kanakatti Shankar et ses collègues a rapporté une épiphysiolyse fémorale supérieure (SCFE), où l’extrémité supérieure du fémur glisse au niveau du cartilage de croissance, chez cinq participants de deux essais menés par des investigateurs. Dans un essai couvrant plusieurs troubles génétiques de la petite taille, elle est survenue chez 2 des 12 enfants porteurs de variants d’ACAN et 1 des 11 atteints d’une RASopathie, mais chez aucun des 7 porteurs de variants de NPR2 ni des 24 atteints d’hypochondroplasie. Dans un essai sur le syndrome de Turner, 2 filles sur 5 sous vosoritide l’ont développée. Toutes avaient été traitées plus de 12 mois et toutes avaient le type valgus, rare. Les auteurs ont dit que le vosoritide peut augmenter le risque de SCFE dans certaines formes génétiques de petite taille. Ce n’est pas un avertissement de la notice pour l’achondroplasie, mais cela compte pour les indications plus récentes ci-dessous.

Comme la signalisation du CNP agit sur le cartilage de croissance en général, BioMarin et des groupes universitaires testent le vosoritide dans d’autres causes de petite taille. Statut d’après ClinicalTrials.gov et les communiqués de la société, vérifiés en novembre 2026 :

Maladie Essai clé Statut et résultat
Hypochondroplasie, une forme plus légère liée à FGFR3 Phase 3, 81 enfants de 3 à 17 ans +2,33 cm par an vs placebo (IC à 95 % : 1,85–2,82) ; demande déposée aux États-Unis, lancement possible en 2027
Hypochondroplasie, moins de 3 ans Phase 2, NCT07126262 En recrutement
Petite taille idiopathique Phase 2, BioMarin, environ 100 enfants En recrutement
Syndrome de Noonan, après hormone de croissance Phase 2, BioMarin, environ 30 enfants Actif, sans recrutement ; fin primaire estimée en mars 2027
Syndrome de Turner Phase 2, menée par des investigateurs, environ 20 filles Statut indiqué comme inconnu ; SCFE signalée chez 2 sur 5
Variants d’ACAN, de NPR2 et RASopathies Essai de phase 2 en panier, NCT04219007 Actif, sans recrutement
MPS IVA et VI (maladies de surcharge) Phase 1/2 Actif, sans recrutement

Hypochondroplasie

L’hypochondroplasie est la plus avancée. Un essai de phase 2 monocentrique antérieur chez 24 enfants a trouvé une hausse de la vitesse de croissance de 1,81 cm par an par rapport à leur propre base, similaire à celle de l’achondroplasie. Dans l’essai de phase 3 publié dans NEJM Evidence, la vitesse de croissance a augmenté de 1,95 cm par an sous vosoritide et diminué de 0,39 cm par an sous placebo. Il n’y a eu aucun événement indésirable de grade 3 ou plus, aucun arrêt pour effets indésirables et aucun décès. BioMarin a rapporté des gains de score Z de taille de 0,39 et déclaré qu’une demande avait été déposée aux États-Unis, les dépôts auprès de l’EMA et d’autres agences étant en bonne voie (BioMarin, septembre 2026). Chez 13 enfants suivis pendant trois ans dans l’extension de phase 2, le score Z de taille s’est amélioré de 0,72 (BioMarin, juin 2026).

Le vosoritide n’est plus la seule option ciblée dans l’achondroplasie :

Médicament Société Mode d’action Statut, novembre 2026
Vosoritide (Voxzogo) BioMarin Analogue du CNP, injection quotidienne Approuvé ; décision sur l’approbation complète attendue en février 2027
Navépégritide (Yuviwel) Ascendis Pharma Prodrogue du CNP qui le libère lentement, injection hebdomadaire Approuvé par la FDA en février 2026 dès 2 ans (BioSpace)
Infigratinib BridgeBio Inhibiteur oral de la tyrosine kinase FGFR1-3, comprimé quotidien Phase 3 positive (PROPEL 3) ; non approuvé
BMN 333 BioMarin CNP à action prolongée, hebdomadaire Essai ASPEN de phase 2/3 contre le vosoritide, en recrutement

Dans l’essai APPROACH chez 84 enfants de 2 à 11 ans, le navépégritide hebdomadaire a amélioré la croissance par rapport au placebo ; BioSpace rapporte la différence à 1,49 cm par an. Dans PROPEL 3, 114 enfants de 3 à 17 ans ont grandi de 1,74 cm par an de plus sous infigratinib que sous placebo ; dans l’article publié, le rapport segment corporel supérieur/inférieur ne différait pas significativement du placebo. Ces essais ont inclus des enfants différents, leurs chiffres ne sont donc pas directement comparables, et aucun essai comparatif direct n’a été rapporté. L’essai ASPEN de BioMarin, dont la fin primaire est estimée à juin 2029, comparera directement son BMN 333 hebdomadaire au vosoritide quotidien.

Pas directement. Le vosoritide et les médicaments GLP-1 comme le sémaglutide sont tous deux des peptides injectés, mais ils agissent sur des récepteurs sans rapport. Le vosoritide agit sur NPR-B dans le cartilage de croissance et n’est utilisé que chez des enfants qui grandissent encore. Il n’a aucun effet connu sur l’appétit, la glycémie ou le poids, et aucune étude ne l’a examiné avec des médicaments GLP-1. La notice ne mentionne aucune étude d’interaction médicamenteuse.

Quelques recoupements pratiques sont utiles à connaître pour les familles :

  • Dose selon le poids. La dose de vosoritide suit le poids réel par tranches. Tout changement de poids, quelle qu’en soit la raison, peut faire passer un enfant dans une autre tranche au prochain contrôle.
  • Nourriture et liquide avant les doses. Le conseil de la notice de manger et de boire avant chaque injection suppose un appétit normal. Tout ce qui réduit fortement les apports, y compris une maladie ou des médicaments coupe-faim, le rend plus difficile ; cette association n’a pas été étudiée.
  • Pas un médicament de taille pour adultes. Le vosoritide agit sur des cartilages de croissance ouverts, et la notice dit de l’arrêter définitivement une fois qu’ils sont fermés. Il n’a pas été testé pour augmenter la taille chez l’adulte.

Pour les peptides agissant plutôt sur l’axe de l’hormone de croissance, voir le guide de l’HGH et la page du somapacitan.

Les essais ont mesuré la vitesse de croissance, la taille et les proportions corporelles ; ces relevés sont donc les plus importants :

  • Taille et vitesse de croissance. Mesurées si possible avec la même toise et avec les dates, afin de calculer la vitesse de croissance annualisée.
  • Poids. Pour garder la dose dans la bonne tranche ; la notice demande des contrôles tous les 3 à 6 mois.
  • Journal des doses. Heure et site de l’injection quotidienne, doses oubliées et utilisation ou non de la fenêtre de 12 heures.
  • Nourriture et liquide avant la dose. Surtout en début de traitement ou en cas de maladie.
  • Réactions. Vertiges, vomissements ou pâleur dans la première heure, et réactions au site d’injection.
  • Os et articulations. Douleurs articulaires, boiterie ou douleur à la hanche ou au genou, à signaler rapidement vu les cas de SCFE dans d’autres maladies.
  • Résultats des spécialistes. Évaluations des cartilages de croissance et toute constatation orthopédique ou d’étude du sommeil.

Un suivi de peptides ou un tableur peut garder cet historique organisé pour les consultations. Les décisions de début, de dose et d’arrêt du vosoritide relèvent de l’équipe de spécialistes de l’enfant.

  • À quoi sert le vosoritide ?

    Il est approuvé pour augmenter la croissance linéaire chez les enfants atteints d'achondroplasie dont les cartilages de croissance sont encore ouverts. Aux États-Unis, cela couvre les enfants de tout âge, sous approbation accélérée. Dans l'UE, cela couvre les enfants dès 4 mois dont le diagnostic a été confirmé par test génétique. Il n'est pas approuvé pour d'autres maladies en novembre 2026.

  • De combien le vosoritide fait-il grandir les enfants ?

    Dans l'essai de phase 3, les enfants ont grandi de 1,57 cm par an de plus que sous placebo sur 52 semaines. Dans l'extension, le gain de taille sur 3 ans était supérieur de 5,75 cm à celui d'enfants non traités d'une étude d'histoire naturelle. On ne sait pas encore, d'après les données publiées, si cela se traduit par une taille adulte finale plus grande.

  • Le vosoritide fonctionne-t-il chez l'adulte ?

    Non. Il agit sur les cartilages de croissance aux extrémités des os longs, qui se ferment après la puberté. La notice dit de l'arrêter définitivement une fois les cartilages de croissance fermés, et il n'a pas été testé pour augmenter la taille chez l'adulte.

  • Quels sont les effets indésirables du vosoritide ?

    Les réactions au site d'injection, comme rougeur, gonflement et urticaire, sont les plus fréquentes. Les vomissements, les douleurs articulaires, les vertiges, la diarrhée et une brève baisse de la tension artérielle étaient plus fréquents que sous placebo. L'élévation des phosphatases alcalines, une enzyme de l'os, était aussi plus fréquente.

  • Pourquoi les enfants doivent-ils manger et boire avant une injection de vosoritide ?

    Le vosoritide peut faire baisser brièvement la tension artérielle, en général environ 30 minutes après une injection. La notice demande une alimentation adéquate et environ 240 à 300 mL (8 à 10 oz) de liquide dans l'heure précédant chaque dose pour réduire le risque de vertiges ou de vomissements.

  • Le vosoritide est-il approuvé dans l'hypochondroplasie ?

    Pas encore. Un essai de phase 3 chez 81 enfants a trouvé 2,33 cm par an de croissance en plus par rapport au placebo, et BioMarin a indiqué en septembre 2026 avoir soumis une demande à la FDA, avec un lancement possible aux États-Unis en 2027 en cas d'approbation. Aucune autorité ne l'a approuvé dans l'hypochondroplasie en novembre 2026.

  • Comment le vosoritide se compare-t-il au navépégritide et à l'infigratinib ?

    Le navépégritide (Yuviwel, Ascendis) est une prodrogue hebdomadaire du CNP que la FDA a approuvée en février 2026 chez les enfants de 2 ans et plus. L'infigratinib (BridgeBio) est un inhibiteur oral de FGFR3 avec un essai de phase 3 positif. Le vosoritide est une injection quotidienne. Aucun essai comparatif direct entre eux n'a été publié.

  • Le vosoritide a-t-il un lien avec les médicaments GLP-1 ?

    Non. Ce sont deux médicaments peptidiques, mais le vosoritide agit sur le récepteur du CNP, NPR-B, dans les cartilages de croissance et n'a aucun effet connu sur l'appétit ou la glycémie. Aucune étude n'a examiné le vosoritide en association avec des médicaments GLP-1.

Références utilisées pour cet article